samedi 27 septembre 2008

JOUR 3 - Le Temple du Ciel






Nous avons passé l'après-midi au Temple du Ciel, au lieu touristique à Pékin.

Un peu d'histoire
Construit en 1420, le Temple du Ciel est l'exemple le plus achevé de l'architecture Ming. L'empereur y célébrait des rites solennels pour obtenir de bonnes moissons, solliciter la clémence divine et expier les péchés du peuple. (Source Lonely Planet).


Ballade très sympa, beau temps.

JOUR 3 - Le parc du temple du ciel

Aurélie s'initie aux jeux chinois

Jeux de stratégie: dames, échecs?

Danses

Jeux de raquettes

Jeux de cartes

C'est avec plaisir qu'on s'est promené dans le parc du temple du ciel, qu'on a flâné et regardé les Chinois faire du sport, jouer aux cartes, chanter et danser.

JOUR 3 - Place Tian'anmen

Le logo des Jeux Paralympiques qui se sont terminés mi septembre

Sculpture représentant la lutte des classes ouvrières (allégorie communiste)

Le Mausolée de Mao

Les militaires pour la descente du drapeau

La journée s'est terminée par un petit tour du côté de la place Tian'anmen, une des plus grandes places au monde, qui s'ouvre sur la cité interdite et le portrait de Mao.
Un petit tour sur la place pour admirer les monuments et les derniers jours des Paralympics. On a assisté également à la descente du drapeau.

La descente du drapeau
Elle est sensée s'effectuer à 18H, quand un groupe de militaires sort de la cité interdite et vient descendre le drapeau de la République Populaire de Chine situé sur la Place Tian'anmen. Sauf qu'ils ont besoin d'être plus d'une cinquantaine de militaires pour bloquer la place pendant plus d'une heure pour mettre moins de 2 min à descendre le drapeau. On s'est retrouvé coincées de 17H30 à 18H30 sur la place, heureusement qu'on a trouvé des Chinois gentils et que le Guide du Routard de conversation en mandarin nous a bien aidé ! Ils sont gentils ces Chinois.

JOUR 4 - La Grande Muraille de Chine (1)


La partie la plus restaurée: Jinshanling

Un intrus: ce n'est pas un touriste, ni un marchand ambulant. Peut-être un paysan qui admire le paysage?

Les parties non restaurées

Aurélie et une marchande

La Grande Muraille de Chine. Passage obligé lors d'une visite en Chine, d'autant plus que les départs d'excursions se font de Pékin. Aucune excuse pour ne pas y aller. La seule question restait: mais aller où?? Ce n'est pas comme si la muraille faisait 6 700 km de long...

Un peu d'histoire

Mettons fin aux mythes tout de suite:

  1. Non, la Grande Muraille de Chine n'est pas visible à l'oeil nu depuis la Lune comme on l'a souvent cru (apparemment depuis la Lune, même les continents sont difficiles à voir à l'oeil nu). C'est le séjour dans l'espace du premier astronaute chinois Yang Liwei qui a mis fin à cette légende (il n'a pas réussi à voir la Grande Muraille depuis l'espace).
  2. Non, il n'existe pas qu'une seule muraille unifiée. La Grande Muraille est composée de plusieurs murailles. En fait c'est un ensemble de fortifications parallèles édifiées en différents endroits et par des souverains successifs.

Le "mur d'origine", qui en fait est déjà l'unification de plusieurs constructions, a eu lieu aux environs de 200 av JC sous l'empereur Qin. Malgré le travail et l'ardeur mis à la tâche pendant des décennies (on dit que les corps des ouvriers morts étaient enterrés dans les fondations), la muraille ne permit pas d'arrêter les Mongols, à leur tête Gengis Kahn.

La Muraille qu'on visite aujourd'hui est l'oeuvre des empereurs Ming (1368-1644) qui craignaient le retour des mongols. Ils la firent fortifiée avec des briques et des dalles de pierre, ajoutèrent les tours de guet et mirent en place le système de signaux de feux permettant ainsi de faire circuler les informations. Cependant la muraille n'arrêta pas non plus les Mandchous (dynastie Qing) qui s'emparèrent du pouvoir après l'avoir franchie en 1644 et y restèrent jusqu'à la chute de l'empire en 1910.

Plus qu'un rôle militaire ou défensif, la Muraille a joué un rôle économique facilitant les échanges entre l'Est et l'Ouest, elle était une étape importante sur la Route de la Soie.

(Sources Lonely Planet et Guide du Routard)

D'où la difficulté pour nous de trouver un endroit pour la visiter car il y a plusieurs sites touristiques. Nous avions le choix entre Badaling (site le plus touristique et où la muraille est entièrement restaurée, musée et cinéma) ou d'autres sites moins touristiques comme Jinshanling, Simatai ou Huanghua. N'ayant pas envie de se retrouver avec 15 Chinois hurlant sur nos photos et de pouvoir profiter du paysage tranquillement, on a préféré les sites plus préservés, et bien nous en a pris.

Parties à 6H20 de l'auberge de jeunesse avec un car qui collectait d'autres touristes dans les hôtels voisins, nous sommes arrivées à 10H30 sur le site de Jinshanling. Parées de casquettes, lunettes de soleil, baskets, eau et provisions, nous sommes parties à l'assaut de la Grande Muraille de Chine pour 10km de marche (environ 4H) jusqu'à Simatai. Pendant toute la marche nous avons été tranquilles, très peu de touristes (si ce n'est 2 ou 3 cars de 50 personnes répartis sur 10km), quelques marchands ambulants pour nous vendre qques souvenirs ou des bouteilles d'eau, plutôt difficiles à déloger et la nature à perte de vue... Nous avons marché environ 3H30. Marche ponctuée de parties assez faciles car restaurées et de parties plus difficiles où nous nous sommes aidées de nos mains pour monter ou pour se tenir dans les descentes. Les paysages étaient vraiment magnifiques, un soleil radieux et des bons coups de soleil en prime.

Arrivées à Simatai après 3H30 de marche, le franchissement d'un petit pont au dessus d'un lac, et une descente en tyrolienne pour finir avec pour toile de fond des km de Grande Muraille et de verdure, certainement ma journée préférée !!!

JOUR 4 - La Grande Muraille de Chine (2)

Le bateau qui nous ramène à bon port après la descente en tyrolienne

La descente en tyrolienne pour finir la ballade


La pose photo sur la muraille

La muraille à perte de vue

JOUR 5 - Le palais d'été



Le pavillon des fragrances bouddhiques


La colline de la Longévité vue depuis les rives du lac Kumming

C'est de bonne heure que nous quittons l'auberge de jeunesse pour se rendre au palais d'été à une dizaine de km de Pékin en bus. Une fois le bon bus trouvé et arrivées sur place, c'est la grisaille et la fraîcheur qui nous attendent.

Un peu d'histoire

Le parc du palais d'été a commencé à être aménagé en résidence d'été à partir du 12ème siècle. Excentré, comprenant une colline et un lac, sa situation privilégiée fut appréciée par l'ensemble des empereurs mais c'est Qianlong (dynastie Qing) qui le transforma considérablement en y faisant construire un palais en 1751 et en agrandissant artificiellement le lac Kumming.

Entre 1856 et 1860, les troupes franco-britanniques endommagèrent la plupart des bâtiments lors de la seconde guerre de l'opium. Depuis le parc et les palais ont subit de nombreuses restaurations.

Dommage que nous ayons eu mauvais temps, car le site est très joli. Depuis la colline la vue sur le lac est magnifique.

Comme tous les parcs de Pékin (et de Chine), le parc du palais d'été est envahi de Chinois venant faire du Tai-chi, danser ou jouer pour entretenir leur forme physique. Un régal pour nos yeux de ces scènes de la vie quotidienne.

JOUR 5 - Les Hutongs: la vieille ville de Pékin et ses habitants

A l'assaut des Hutongs en vélo

Une petite échoppe de nourriture

Un vieux Chinois

Un enfant faisant ses devoirs

Une vieille dame très gentille

L'après midi, nous avons loué des vélos à l'auberge de jeunesse pour faire le tour des lacs et explorer la vieille ville et ses Hutongs.

Qu'est qu'un "hutong" (source Lonely Planet)
Les Hutongs sont des petites ruelles étroites qui firent leur apparition après que Pékin eut été dévasté par les armées de Gengis Khan en 1215. Ces quartiers mêlent le vieux (époque de la dynastie Qing 1644-1910) et le neuf de l'ère socialiste (barres d'immeubles et construction moderne).

==> Ca reste des quartiers paisibles (quand on évite la rue commerçante) où on voit des "vrais" chinois. On a l'impression de s'évader, d'être ailleurs. Moment de détente privilégié dans notre programme touristique chargé.

JOUR 5 - La place Tian'anmen de nuit

Pékin de nuit

L'entrée de la cité interdite de nuit

La place Tian'anmen et mon vélo

La cité interdite et mon vélo

Après la ballade dans les Hutongs et en quête d'hôtels pour le séjour de Papa et Maman à Pékin, j'ai continué en vélo et ai poussé jusqu'à la place Tian'anmen pour voir la cité interdite de nuit. Et je n'ai pas été déçue !!

JOUR 6 - Pékin: La cité interdite

L'entrée de la cité interdite avec le portrait de Mao

La cité interdite

La cité interdite (Palais de l'harmonie suprême)

Cité interdite

Les Jardins impériaux du côté nord de la cité interdite

Nous voici au terme de notre voyage et c'est avec la cité interdite que nous avons décidé de terminer cette excursion à Xi'an et à Pékin.

Dire que la cité interdite est grande est un euphémisme, c'est simplement IMMENSE.
Arrivées à 9H15, on est reparties à 16H et nous n'avons pas tout vu...

Un peu d'histoire

Construite à partir de 1407 par l'empereur Yongle qui transféra la capitale de Nankin à Pékin, la cité interdite était la résidence des empereurs des dynasties Ming et Qing. Elle fut utilisée comme résidence impériale jusqu'au début du 20ème siècle, période à laquelle le dernier empereur de Chine (Puyi) fut sommé de la quitter. Interdite d'accès à la population pendant plus de 500 ans, les empereurs n'en sortaient qu'en cas d'extrême nécessité.

Elle constituait le coeur de la vie impériale tant sur le plan politique que social. La première cour était accessible aux personnes qui y travaillaient sans y résider et à partir de la seconde cour étaient installés les bureaux et appartements de l'empereur, de sa femme, de ses concubines et de ses enfants. Sous les Ming plus de 20 000 personnes travaillaient pour l'empereur ou pour les manufactures impériales au sein de la cité interdite. Organisée selon un axe Nord-Sud, sa disposition correspond à celle d'une siheyuan (maison traditionnelle chinoise). La porte s'ouvre au sud pour profiter de l'ensoleillement et se protéger des forces négatives provenant du nord.
Elle représente vraiment le coeur du Pékin historique et on est obligé de la contourner pour traverser le reste de la ville.

Nous avons pas mal marché cette journée, appris plein de choses et vu de très beaux objets dans les différents musées de la cité interdite. Le seul regret est qu'on ne visite pas grand chose de l'intérieur et qu'il reste peu de choses des époques historiques, seulement quelques meubles et objets qu'on observe derrières des vitres poussiéreuses.
Une très belle journée enrichissante quand même!

Nous sommes parties à 16H, avons récupéré nos sacs à la consigne pour foncer à l'aéroport prendre l'avion de retour à Shanghai. Arrivées à Shanghai après 2h de vol paisible, fatiguées mais contentes de notre semaine :))

De l'utilité du parapluie à Shanghai

Je me rends compte que ce blog manque de petites anecdotes de la vie de tous les jours.

Il faut savoir qu'il ne pleut pas beaucoup à Shanghai, sauf en Septembre où le temps fait son capricieux: entre le 35°C d'il y a 4 jours et le 19°C d'hier on ne sait plus où donner de la tête!!! D'autant plus qu'en ce moment, il pleut quasiment tous les 2 jours. Du coup, comme toute personne normalement constituée, j'ai fini par mettre mon parapluie dans mon sac à main. Le seul problème, c'est que quand il pleut à Shanghai, avoir un parapluie ou non ne change pas grand chose. Quand il pleut, ce sont des ENORMES averses, les rues sont pleines d'eau et certains taxis ne roulent même plus!!! Avec parapluie ou sans, on est quand même trempés.

Du coup, les Chinois ont trouvé une autre utilité au parapluie. Malgré la pollution et le ciel souvent gris en été, on arrive sur des jours où le ciel commence à se dégager et on voit des morceaux de ciel bleu :) Or les Chinoises ont horreur du soleil, ça fait bronzer!
En Chine (un peu comme au Japon), les Chinoises cherchent à avoir le teint blanc et certains produits cosmétiques en Asie contiennent des agents blanchissants. Cette aversion pour le soleil est historique et surtout culturelle. En Asie les gens bronzés sont les personnes qui travaillent dans les champs ou dans la rue car ils sont exposés constamment au soleil. Par opposition, les Blancs (comme les Occidentaux) socialement plus élevés et plus riches travaillent à l'intérieur.

C'est pour ça que les Chinoises utilisent beaucoup les parapluies mais comme ombrelles car ils ne servent à rien contre les pluies diluviennes de Shanghai !!

jeudi 11 septembre 2008

La nourriture en Chine

Manger des doigts de poulet, je n'ai pas pu, c'était que de la peau

Les cuisses de grenouilles ultra épicées


Un riz cantonnais classique dans un petit chinois musulman

Je vous rassure tout de suite, je ne fais pas cette tête dès que je dois manger et dans l'ensemble la nourriture est plutôt bonne (très grasse par contre, je n'ai toujours pas compris d'où ils tiennent leur ligne, le tai-chi peut-être) mais parfois on a qques désagréables surprises.

La Chine est immense et la cuisine varie d'une région à une autre. A Shanghai on a la chance de trouver un peu de tout. Beaucoup de cuisine asiatique mais aussi occidentale, mexicaine...

Que trouve-t-on dans nos assiettes?
Pas mal de plats en sauce, beaucoup de grillades en tout genre (viande, calmar, poisson), du riz, des nouilles, des "baozi" (toutes sortes de brioches fourrées cuites à la vapeur), des huitres cuites (je n'ai pas encore compris comment c'est possible, mais ici ils les font cuire dans leur coquilles comme au barbecue). Exit les traditionnels nems et rouleaux de printemps, je n'en ai quasiment pas vu. Dans l'ensemble, je n'ai pas eu de mauvaise surprise, la cuisine de Shanghai n'est pas très épicée. Mais j'ai quand même trouvé un restaurant où je n'ai avalé que du riz, le reste étant immangeable pour moi: des doigts de poulet et des cuisses de grenouilles sautées à je-ne-sais-quelle-épice-immangeable.


Où trouve-t-on à manger?
Un peu partout dans la rue, aux heures des repas (soit midi et entre 17h et 20H) et oui les Chinois mangent tôt, car le soleil se couche vers 18H. Il ne faut pas avoir peur de l'hygiène ou autre, on mange dans la rue et c'est comme ça. Pour l'instant, je n'ai pas été malade une seule fois.
On peut aussi manger dans des tout petits restaurants de rue plus ou moins propre ou alors dans des chaines de restaurants occidentaux (je vous parlerai plus tard du japonais à volonté, un régal).
On trouve évidemment les éternels McDo, Burger King et KFC, mais nous on préfère le "Blue Frog" notre RDV hebdomadaire du lundi. A côté de la maison, des burgers maison, et le lundi c'est "pay one, get one free", donc on mange pour moitié moins cher (même si le moins cher reste le chinois de la rue) et ça nous change du riz et des nouilles.