mardi 31 mars 2009
lundi 30 mars 2009
Xinjiang JOUR 5 - Kasghar / Lac Karakul
Les yourtes
Les yaks au bord du lac KarakulA peine remises de notre rencontre avec les chameaux chinois, nous voilà reparties pour faire connaissance avec les yaks et les yourtes des montagnes. Nous reprenons la route à bord de la vieille Volkswagen de Jack à l'assaut des gorges du Ghez, du plateau du Pamir et du lac Karakul qui culmine à 3600m d'altitude.
Un peu d'histoire et de géographie
La route de Karakoram (route que nous avons prise) fut empruntée pendant des siècles par les caravanes de la route de la Soie qui souhaitaient rejoindre le Pakistan par le col de Khunjerab (4800m). Sans aller jusqu'au Pakistan, nous avons emprunté une partie de cette route pour rejoindre le lac Karakul, situé à la frontière sino-tadjike. Cependant l'endroit (et plus généralement la région) est majoritairement peuplé de Kirghizes.
La famille et sa yourte
Après 4-5h de route, des paysages magnifiques, une température qui commence à sérieusement se rafraichir et un contrôle de police qui se passe bien, nous voilà arrivées au lac Karakul. Le temps est couvert mais le paysage n'en demeure pas moins impressionnant.
Jack nous emmène dans la yourte où nous devons dormir et nous faisons connaissance avec la famille qui va nous héberger: le père, la mère, les enfants et les grands-parents. On nous propose du thé que nous n'osons pas refuser tellement le froid nous glace les os. Ce thé est un peu spécial car on nous le sert avec du lait de yak: salé mais très bon et puis ça réchauffe bien. Nos hôtes approvisionnent le poêle avec du bois, du charbon et des crottes de yak séchées. Le père de la famille en profite pour essayer de nous vendre des souvenirs: statuettes, bijoux, tissus faits main...
L'ambiance était très marrante car la communication était extrêmement difficile: Valérie et Claire Marine parlent un peu mandarin, moi pas du tout et la famille le comprend un peu mais ne le parle pas; ils parlent un dialecte local que Jack comprend et parle, donc il nous sert d'interprète dialecte-mandarin ou dialecte-anglais pour moi. Jack est chinois né dans le Xinjiang, il parle donc plusieurs dialectes, le mandarin et baragouine l'anglais.
Comme vous vous en doutez ces personnes sont très pauvres, les fillettes ont des chaussures déchirées ou ouvertes avec des chaussettes par -10 degrés, la mère n'a pas de manteau et passe son temps dehors à s'occuper des animaux ou à laver ses filles. Drôle de remarquer que dans ce contexte, on aperçoit dans la yourte des brosses à dents à côté de l'évier, seul point d'eau de la yourte. Il y a aussi un peu d'électricité puisqu'une unique ampoule trône au milieu de la pièce. Ils ont la peau très foncée, les yeux peu bridés et ressemblent beaucoup plus à des Indiens de la montagne, à des Tibétains ou à des Afghans qu'à des Chinois. Leurs joues sont rougies et irritées par le froid.
Comme dans tout le Xinjiang, ces minorités sont musulmanes. La femme porte donc un léger foulard noué autour de ces cheveux, n'a pas le droit de fumer (contrairement à son mari qui se roule des cigarettes à base de je-ne-sais-quoi) et s'occupe de tout dans la maison (le repas, les enfants, la vaisselle...). Très belle et courageuse, nous avions beaucoup d'admiration pour cette femme.
Une fois réchauffées, nous décidons d'aller faire le tour du lac. Emmitouflées dans nos parkas, bonnets et gants nous partons en ballade. Personne à l'horizon, nous apercevons vaguement des yaks au loin. Le paysage est magnifique et le temps commence à se dégager. Nous approchons les yaks, peu craintifs: le calme et la sérénité règne. Nous ne cessons de nous émerveiller devant le paysage et ses couleurs changeantes. Le lac n'est pas encore complètement gelé (seulement sur les bords), mais selon Jack, ça ne serait tarder et dans une semaine il deviendra difficile d'accéder au lac; les routes seront fermées.
De retour à la yourte, nous discutons et jouons avec une petite fille, pendant que la plus âgée fait ses devoirs. Le repas préparé par la mère et délicieux et nous dinons tous ensemble, autour du poêle au milieu de l'unique pièce de la yourte. Le soleil se couchant tôt, l'heure de dormir est venue. Comme le poêle va s'éteindre bientôt, il nous faut nous couvrir chaudement pour passer la nuit sereinement. Nous étalons différentes nattes et couvertures pour nous isoler du sol en béton. Emmitouflées dans nos duvets et dans plusieurs couvertures, nous entamons la nuit.
Un peu d'histoire et de géographie
La route de Karakoram (route que nous avons prise) fut empruntée pendant des siècles par les caravanes de la route de la Soie qui souhaitaient rejoindre le Pakistan par le col de Khunjerab (4800m). Sans aller jusqu'au Pakistan, nous avons emprunté une partie de cette route pour rejoindre le lac Karakul, situé à la frontière sino-tadjike. Cependant l'endroit (et plus généralement la région) est majoritairement peuplé de Kirghizes.
La famille et sa yourte
Après 4-5h de route, des paysages magnifiques, une température qui commence à sérieusement se rafraichir et un contrôle de police qui se passe bien, nous voilà arrivées au lac Karakul. Le temps est couvert mais le paysage n'en demeure pas moins impressionnant.
Jack nous emmène dans la yourte où nous devons dormir et nous faisons connaissance avec la famille qui va nous héberger: le père, la mère, les enfants et les grands-parents. On nous propose du thé que nous n'osons pas refuser tellement le froid nous glace les os. Ce thé est un peu spécial car on nous le sert avec du lait de yak: salé mais très bon et puis ça réchauffe bien. Nos hôtes approvisionnent le poêle avec du bois, du charbon et des crottes de yak séchées. Le père de la famille en profite pour essayer de nous vendre des souvenirs: statuettes, bijoux, tissus faits main...
L'ambiance était très marrante car la communication était extrêmement difficile: Valérie et Claire Marine parlent un peu mandarin, moi pas du tout et la famille le comprend un peu mais ne le parle pas; ils parlent un dialecte local que Jack comprend et parle, donc il nous sert d'interprète dialecte-mandarin ou dialecte-anglais pour moi. Jack est chinois né dans le Xinjiang, il parle donc plusieurs dialectes, le mandarin et baragouine l'anglais.
Comme vous vous en doutez ces personnes sont très pauvres, les fillettes ont des chaussures déchirées ou ouvertes avec des chaussettes par -10 degrés, la mère n'a pas de manteau et passe son temps dehors à s'occuper des animaux ou à laver ses filles. Drôle de remarquer que dans ce contexte, on aperçoit dans la yourte des brosses à dents à côté de l'évier, seul point d'eau de la yourte. Il y a aussi un peu d'électricité puisqu'une unique ampoule trône au milieu de la pièce. Ils ont la peau très foncée, les yeux peu bridés et ressemblent beaucoup plus à des Indiens de la montagne, à des Tibétains ou à des Afghans qu'à des Chinois. Leurs joues sont rougies et irritées par le froid.
Comme dans tout le Xinjiang, ces minorités sont musulmanes. La femme porte donc un léger foulard noué autour de ces cheveux, n'a pas le droit de fumer (contrairement à son mari qui se roule des cigarettes à base de je-ne-sais-quoi) et s'occupe de tout dans la maison (le repas, les enfants, la vaisselle...). Très belle et courageuse, nous avions beaucoup d'admiration pour cette femme.
Une fois réchauffées, nous décidons d'aller faire le tour du lac. Emmitouflées dans nos parkas, bonnets et gants nous partons en ballade. Personne à l'horizon, nous apercevons vaguement des yaks au loin. Le paysage est magnifique et le temps commence à se dégager. Nous approchons les yaks, peu craintifs: le calme et la sérénité règne. Nous ne cessons de nous émerveiller devant le paysage et ses couleurs changeantes. Le lac n'est pas encore complètement gelé (seulement sur les bords), mais selon Jack, ça ne serait tarder et dans une semaine il deviendra difficile d'accéder au lac; les routes seront fermées.
De retour à la yourte, nous discutons et jouons avec une petite fille, pendant que la plus âgée fait ses devoirs. Le repas préparé par la mère et délicieux et nous dinons tous ensemble, autour du poêle au milieu de l'unique pièce de la yourte. Le soleil se couchant tôt, l'heure de dormir est venue. Comme le poêle va s'éteindre bientôt, il nous faut nous couvrir chaudement pour passer la nuit sereinement. Nous étalons différentes nattes et couvertures pour nous isoler du sol en béton. Emmitouflées dans nos duvets et dans plusieurs couvertures, nous entamons la nuit.
Xinjiang JOUR 6 - Retour Lac Karakul / Kasghar
Lac Karakul (3600m d'altitude) et montagnes
Après une nuit difficile (peu de sommeil, natte peu confortable, alternance de chaud/froid), nous nous réveillons tranquillement et je décide d'affronter le froid glacial pour sortir regarder le lever du soleil sur les montagnes et le lac. Le silence régnait, rompu par les clapotis de l'eau du lac. Une certaine sensation d'immensité m'envahit et je ne pensais à rien d'autre que la beauté du paysage.
De retour dans la yourte, notre hôte nous avait préparé du thé au lait de yak. Le père de famille ressort les bijoux qui m'avaient plu la veille et on continue à négocier tous les deux un bracelet et un collier que je finis par acheter.
La yourte se vide car les fillettes partent à l'école à dos d'âne. Une école? Au milieu de ces paysages? Et oui, Jack (notre guide) m'explique que l'hiver venu, quand il fait vraiment très froid (à partir de fin octobre-début novembre), la famille quitte sa yourte pour rejoindre une maison familiale au village à quelques kilomètres en contrebas. C'est dans ce village que les fillettes vont à l'école.
Il est l'heure pour nous aussi de repartir vers Kasghar car 4-5h de route nous attendent. Sur notre chemin du retour nous nous arrêtons au marché d'Upal. Comme dans tous les marchés que nous avons arpentés, l'agitation règne et la poussière nous gratte la gorge. Un petit jus de grenade (de vraies grenades pressées) nous remet en forme et nous essayons de nous frayer un chemin au milieu des bestiaux. C'était la première fois que nous voyions une partie du marché consacrée entièrement à la vente de bétail, ça ressemblait plus à une foire. Il y avait tout type d'animaux: chevaux, ânes, moutons, chèvres... qui nous bousculaient et nous marchaient sur les pieds (heureusement que ce sont les chèvres et non les chevaux qui nous marchaient dessus!). Comme d'habitude dans cette région de la Chine, les gens nous regardent amusés et étonnés de voir des Européennes dans cette région de Chine, dans ce petit marché et à cette période de l'année. On a même essayé de me vendre un mouton...
C'est en fin d'après midi que nous atteignons Kasghar et rejoignons l'hôtel-auberge que nous avions trouvé. Hôtel recommandé par le Lonely Planet, qui nous semblait bien mais où la compagnie des blattes nous a un peu refroidies.
De retour dans la yourte, notre hôte nous avait préparé du thé au lait de yak. Le père de famille ressort les bijoux qui m'avaient plu la veille et on continue à négocier tous les deux un bracelet et un collier que je finis par acheter.
La yourte se vide car les fillettes partent à l'école à dos d'âne. Une école? Au milieu de ces paysages? Et oui, Jack (notre guide) m'explique que l'hiver venu, quand il fait vraiment très froid (à partir de fin octobre-début novembre), la famille quitte sa yourte pour rejoindre une maison familiale au village à quelques kilomètres en contrebas. C'est dans ce village que les fillettes vont à l'école.
Il est l'heure pour nous aussi de repartir vers Kasghar car 4-5h de route nous attendent. Sur notre chemin du retour nous nous arrêtons au marché d'Upal. Comme dans tous les marchés que nous avons arpentés, l'agitation règne et la poussière nous gratte la gorge. Un petit jus de grenade (de vraies grenades pressées) nous remet en forme et nous essayons de nous frayer un chemin au milieu des bestiaux. C'était la première fois que nous voyions une partie du marché consacrée entièrement à la vente de bétail, ça ressemblait plus à une foire. Il y avait tout type d'animaux: chevaux, ânes, moutons, chèvres... qui nous bousculaient et nous marchaient sur les pieds (heureusement que ce sont les chèvres et non les chevaux qui nous marchaient dessus!). Comme d'habitude dans cette région de la Chine, les gens nous regardent amusés et étonnés de voir des Européennes dans cette région de Chine, dans ce petit marché et à cette période de l'année. On a même essayé de me vendre un mouton...
C'est en fin d'après midi que nous atteignons Kasghar et rejoignons l'hôtel-auberge que nous avions trouvé. Hôtel recommandé par le Lonely Planet, qui nous semblait bien mais où la compagnie des blattes nous a un peu refroidies.
jeudi 26 mars 2009
Xinjiang JOUR 7 - Visite de Kasghar
La mosquée de Kasghar (refaite à neuf)
Arabe, Chinois, Anglais: de quoi en perdre son latin !
Une vieille maison de Kasghar découverte au fond d'une ruelle en poussant une porteAprès nos 4 jours de périple entre le désert et les monts frontaliers d'Asie centrale, nous voilà de retour à Kasghar avec la ferme intention d'y passer la journée.
Un peu d'histoire
Kasghar se situe à la lisière de la Chine. Du fait de sa position stratégique à la croisée des chemins, la ville fut pendant 2000 ans un lieu d'échanges et de conflits entre les différentes cultures de la région (Kazakh, Kirghize, Tadjik et Ouïghour). Elle fut le point névralgique de la route terrestre de la Soie (rencontre entre les routes septentrionale et méridionale de la Soie contournant le désert du Taklamakan).
La mosquée
Nous avons visité la mosquée de Kasghar, très belle en extérieur mais pauvre et défraîchie à l'intérieur. L'extérieur a été récemment rénové grâce à des fonds du gouvernement chinois. On peut donc lire à l'entrée de la mosquée que "le gouvernement promeut la diversité des cultures et respecte chacune des religions et des communautés constituantes de l'identité chinoise": un peu de propagande ne fait pas de mal dans ce grand pays communiste qui pendant longtemps à renier les religions (rappelons que le Xinjiang est une province autonome comme le Tibet et la Mongolie Intérieure).
La vieille ville
Un peu d'histoire
Kasghar se situe à la lisière de la Chine. Du fait de sa position stratégique à la croisée des chemins, la ville fut pendant 2000 ans un lieu d'échanges et de conflits entre les différentes cultures de la région (Kazakh, Kirghize, Tadjik et Ouïghour). Elle fut le point névralgique de la route terrestre de la Soie (rencontre entre les routes septentrionale et méridionale de la Soie contournant le désert du Taklamakan).
La mosquée
Nous avons visité la mosquée de Kasghar, très belle en extérieur mais pauvre et défraîchie à l'intérieur. L'extérieur a été récemment rénové grâce à des fonds du gouvernement chinois. On peut donc lire à l'entrée de la mosquée que "le gouvernement promeut la diversité des cultures et respecte chacune des religions et des communautés constituantes de l'identité chinoise": un peu de propagande ne fait pas de mal dans ce grand pays communiste qui pendant longtemps à renier les religions (rappelons que le Xinjiang est une province autonome comme le Tibet et la Mongolie Intérieure).
La vieille ville
Nous sommes parties à la découverte de la vieille ville. Une partie est devenue payante (la région essaie tant bien que mal de profiter du tourisme), une autre non. Nous nous sommes perdues dans les ruelles sombres du vieux Kasghar, semblables aux ruelles des médinas du Maghreb. Le Xinjiang étant une région musulmane et Kasghar étant très proche du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et de l'Afghanistan, les femmes sont toutes voilées (plus qu'à Urumqi): elles portent un premier voile (comme on le voit au Maghreb) et sur le dessus un épais morceau de tissu marron qui leur cache le visage. Elle voit l'extérieur à travers les mailles de ce tissu mais nous, nous ne pouvons pas voir leur visage.
Certaines ruelles grouillent de vie et dans d'autres le silence règne. Nous avons vus des enfants qui courent partout, des marchands ambulants, des familles qui font du pain frais (un pain traditionnel plat qui ressemble à du pain turc ou libanais).
Au détour d'une ruelle nous sommes tombées sur une école, le surveillant nous a laissé entrer. Les enfants courraient partout, étaient très étonnés et curieux de nous voir, mais parlaient suffisamment anglais pour nous demander d'où l'on venait et de les prendre en photo. Assez surprises, ce fut une expérience très drôle car on était vraiment encerclées par les enfants qui nous ont montré leurs classes: une école normale au milieu d'une vieille ville traditionnelle et sale sous un soleil de plomb.
Mao et Kasghar
La première chose qui frappe quand on arrive au Xinjiang et en particulier à Kasghar, c'est qu'on a pas l'impression d'être en Chine mais on se sent vraiment dans un pays musulman d'Asie centrale. Ceci dit, Mao est là pour nous rappeler que le Xinjiang est bel et bien en Chine et soumis à l'autorité de Pékin malgré son statut de province autonome. A l'école tous les élèves portaient le foulard rouge de Mao autour du cou et une imposante statue de Mao trône sur la place centrale de la nouvelle ville de Kasghar.
Mao et Kasghar
La première chose qui frappe quand on arrive au Xinjiang et en particulier à Kasghar, c'est qu'on a pas l'impression d'être en Chine mais on se sent vraiment dans un pays musulman d'Asie centrale. Ceci dit, Mao est là pour nous rappeler que le Xinjiang est bel et bien en Chine et soumis à l'autorité de Pékin malgré son statut de province autonome. A l'école tous les élèves portaient le foulard rouge de Mao autour du cou et une imposante statue de Mao trône sur la place centrale de la nouvelle ville de Kasghar.
Dans l'ensemble nous avons trouvés que les habitants de l'Ouest du Xinjiang étaient plus propres et moins bruyants que les Chinois (notamment lorsqu'ils mangent).
Il est aussi drôle de constater que tous les panneaux signalétiques sont écrits en chinois et en arabe (les deux étant illisibles pour nous).
Xinjiang - Fin du voyage
Notre périple dans le Xinjiang s'est achevé par une nuit à Urumqi dans l'appartement de la soeur de Dana. Quand nous sommes rentrées de Kasghar le soir, nous sommes arrivées à l'appartement et l'électricité ne fonctionnait plus. Nous avons essayé de remettre les plombs mais ce n'était pas le problème. Nous avons demandé l'aide des voisins qui nous ont prêté des bougies pour que l'on puisse s'éclairer.
Le lendemain nous avons fait un dernier tour dans le centre d'Urumqi et nous avons pris l'avion direction Shanghai!
Le lendemain nous avons fait un dernier tour dans le centre d'Urumqi et nous avons pris l'avion direction Shanghai!
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