La mosquée de Kasghar (refaite à neuf)
Arabe, Chinois, Anglais: de quoi en perdre son latin !
Une vieille maison de Kasghar découverte au fond d'une ruelle en poussant une porteAprès nos 4 jours de périple entre le désert et les monts frontaliers d'Asie centrale, nous voilà de retour à Kasghar avec la ferme intention d'y passer la journée.
Un peu d'histoire
Kasghar se situe à la lisière de la Chine. Du fait de sa position stratégique à la croisée des chemins, la ville fut pendant 2000 ans un lieu d'échanges et de conflits entre les différentes cultures de la région (Kazakh, Kirghize, Tadjik et Ouïghour). Elle fut le point névralgique de la route terrestre de la Soie (rencontre entre les routes septentrionale et méridionale de la Soie contournant le désert du Taklamakan).
La mosquée
Nous avons visité la mosquée de Kasghar, très belle en extérieur mais pauvre et défraîchie à l'intérieur. L'extérieur a été récemment rénové grâce à des fonds du gouvernement chinois. On peut donc lire à l'entrée de la mosquée que "le gouvernement promeut la diversité des cultures et respecte chacune des religions et des communautés constituantes de l'identité chinoise": un peu de propagande ne fait pas de mal dans ce grand pays communiste qui pendant longtemps à renier les religions (rappelons que le Xinjiang est une province autonome comme le Tibet et la Mongolie Intérieure).
La vieille ville
Un peu d'histoire
Kasghar se situe à la lisière de la Chine. Du fait de sa position stratégique à la croisée des chemins, la ville fut pendant 2000 ans un lieu d'échanges et de conflits entre les différentes cultures de la région (Kazakh, Kirghize, Tadjik et Ouïghour). Elle fut le point névralgique de la route terrestre de la Soie (rencontre entre les routes septentrionale et méridionale de la Soie contournant le désert du Taklamakan).
La mosquée
Nous avons visité la mosquée de Kasghar, très belle en extérieur mais pauvre et défraîchie à l'intérieur. L'extérieur a été récemment rénové grâce à des fonds du gouvernement chinois. On peut donc lire à l'entrée de la mosquée que "le gouvernement promeut la diversité des cultures et respecte chacune des religions et des communautés constituantes de l'identité chinoise": un peu de propagande ne fait pas de mal dans ce grand pays communiste qui pendant longtemps à renier les religions (rappelons que le Xinjiang est une province autonome comme le Tibet et la Mongolie Intérieure).
La vieille ville
Nous sommes parties à la découverte de la vieille ville. Une partie est devenue payante (la région essaie tant bien que mal de profiter du tourisme), une autre non. Nous nous sommes perdues dans les ruelles sombres du vieux Kasghar, semblables aux ruelles des médinas du Maghreb. Le Xinjiang étant une région musulmane et Kasghar étant très proche du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et de l'Afghanistan, les femmes sont toutes voilées (plus qu'à Urumqi): elles portent un premier voile (comme on le voit au Maghreb) et sur le dessus un épais morceau de tissu marron qui leur cache le visage. Elle voit l'extérieur à travers les mailles de ce tissu mais nous, nous ne pouvons pas voir leur visage.
Certaines ruelles grouillent de vie et dans d'autres le silence règne. Nous avons vus des enfants qui courent partout, des marchands ambulants, des familles qui font du pain frais (un pain traditionnel plat qui ressemble à du pain turc ou libanais).
Au détour d'une ruelle nous sommes tombées sur une école, le surveillant nous a laissé entrer. Les enfants courraient partout, étaient très étonnés et curieux de nous voir, mais parlaient suffisamment anglais pour nous demander d'où l'on venait et de les prendre en photo. Assez surprises, ce fut une expérience très drôle car on était vraiment encerclées par les enfants qui nous ont montré leurs classes: une école normale au milieu d'une vieille ville traditionnelle et sale sous un soleil de plomb.
Mao et Kasghar
La première chose qui frappe quand on arrive au Xinjiang et en particulier à Kasghar, c'est qu'on a pas l'impression d'être en Chine mais on se sent vraiment dans un pays musulman d'Asie centrale. Ceci dit, Mao est là pour nous rappeler que le Xinjiang est bel et bien en Chine et soumis à l'autorité de Pékin malgré son statut de province autonome. A l'école tous les élèves portaient le foulard rouge de Mao autour du cou et une imposante statue de Mao trône sur la place centrale de la nouvelle ville de Kasghar.
Mao et Kasghar
La première chose qui frappe quand on arrive au Xinjiang et en particulier à Kasghar, c'est qu'on a pas l'impression d'être en Chine mais on se sent vraiment dans un pays musulman d'Asie centrale. Ceci dit, Mao est là pour nous rappeler que le Xinjiang est bel et bien en Chine et soumis à l'autorité de Pékin malgré son statut de province autonome. A l'école tous les élèves portaient le foulard rouge de Mao autour du cou et une imposante statue de Mao trône sur la place centrale de la nouvelle ville de Kasghar.
Dans l'ensemble nous avons trouvés que les habitants de l'Ouest du Xinjiang étaient plus propres et moins bruyants que les Chinois (notamment lorsqu'ils mangent).
Il est aussi drôle de constater que tous les panneaux signalétiques sont écrits en chinois et en arabe (les deux étant illisibles pour nous).

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